Sommaire
- Le pare-battage cylindrique : le plus répandu
- Le pare-battage sphérique : polyvalence et maniabilité
- Le pare-battage plat : le gain de place
- Les modèles spécifiques : étrave, jupe, semi-rigide
- Pare-battage cylindrique : la longueur selon le franc-bord
- Pare-battage cylindrique : le diamètre selon la longueur du bateau
- Pare-battage sphérique : quel diamètre choisir ?
- Le minimum recommandé
- Le pare-battage volant : l’indispensable oublié
- Adapter le nombre à son port et ses habitudes
- La hauteur idéale selon le type d’amarrage
- L’espacement entre les pare-battages
- Les points de fixation : chandeliers, rail de fargue, taquets
- Le noeud de cabestan : la technique à maîtriser
- Adapter le placement selon le marnage et le clapot
Le guide d'achat des pare-battages
- Quelle taille de pare-battage pour ma longueur de bateau ?
- Cylindrique, sphérique ou plat : quelle forme choisir selon ma situation ?
- Combien de pare-battages faut-il à bord au minimum ?
- A quelle pression faut-il les gonfler ?
- Quels accessoires sont vraiment indispensables ?
- Que faire si mon port est exposé au clapot ou au ressac
- Le pare-battage cylindrique : le plus répandu
- Le pare-battage sphérique : polyvalence et maniabilité
- Le pare-battage plat : le gain de place
- Les modèles spécifiques : étrave, jupe, semi-rigide
- Pare-battage cylindrique : la longueur selon le franc-bord
- Pare-battage cylindrique : le diamètre selon la longueur du bateau
- Pare-battage sphérique : quel diamètre choisir ?
- Le minimum recommandé
- Le pare-battage volant : l’indispensable oublié
- Adapter le nombre à son port et ses habitudes
- La hauteur idéale selon le type d’amarrage
- L’espacement entre les pare-battages
- Les points de fixation : chandeliers, rail de fargue, taquets
- Le noeud de cabestan : la technique à maîtriser
- Adapter le placement selon le marnage et le clapot
Le guide d'achat des pare-battages
- Quelle taille de pare-battage pour ma longueur de bateau ?
- Cylindrique, sphérique ou plat : quelle forme choisir selon ma situation ?
- Combien de pare-battages faut-il à bord au minimum ?
- A quelle pression faut-il les gonfler ?
- Quels accessoires sont vraiment indispensables ?
- Que faire si mon port est exposé au clapot ou au ressac
A quoi sert un pare-battage ?
Protéger la coque au quotidien
Le pare-battage, aussi appelé défense de bateau, est un dispositif gonflable ou en mousse que l’on installe entre la coque du bateau et toute surface dure susceptible de l’endommager. Quai en béton, ponton en bois, pieux, ou flanc d’un bateau voisin : dès que votre bateau est amarré, il est exposé à des contacts répétés qui, sans protection, finissent par marquer, rayer ou déformer le gelcoat.
Construit en PVC, caoutchouc marin ou mousse EVA selon les modèles, le pare-battage joue le rôle d’un amortisseur. Il absorbe les chocs et les frottements à votre place. Un investissement modeste comparé au coût d’une remise en état de coque.
Sa mission est double :
- Absorber les chocs lors des manoeuvres d’accostage et des variations de niveau d’eau dues aux marées.
- Limiter le ragage, c’est-à-dire les frottements continus entre la coque et le ponton, particulièrement destructeurs sur le long terme.
Les situations qui sollicitent vos défenses
- L’amarrage au ponton ou à couple d’un autre bateau : c’est la situation la plus courante, et celle pour laquelle les pare-battages cylindriques sont le plus adaptés.
- Le mouillage sur pieux ou bouée : le bateau se déplace au gré du vent et du courant, les points de contact changent constamment.
- Les ports à fort clapot ou marnage important : le bateau monte et descend, les pare-battages doivent couvrir une hauteur suffisante pour rester efficaces quelle que soit la position de la coque.
- Les manoeuvres d’accostage en solo : un pare-battage volant tenu à la main peut sauver une coque lors d’une approche mal calculée.
- L’escale imprévue : un quai inconnu, une hauteur de ponton inhabituelle, une météo qui tourne. Autant de situations qui réclament des défenses bien dimensionnées et en nombre suffisant.
Les différentes formes de pare-battages
Tous les pare-battages ne se ressemblent pas, et ce n’est pas un hasard. Chaque forme répond à des situations d’amarrage spécifiques, à des types de coques différents et à des contraintes de stockage bien réelles. Voici les quatre grandes familles que vous trouverez sur le marché.
Le pare-battage cylindrique : le plus répandu
C’est la forme que l’on retrouve sur la grande majorité des bateaux de plaisance. Long et gonflable, il se positionne à la verticale le long de la coque, suspendu par un bout passé dans l’anneau du haut. Il existe en deux variantes principales :
- Le modèle traversant : un bout passe de part en part à travers le pare-battage. C’est le modèle le plus abordable, souvent utilisé en pare-battage volant ou sur les petites embarcations. Son point faible : le bout use le vinyle de l’intérieur sur le long terme.
- Le modèle à deux yeux renforcés : deux anneaux de fixation distincts, un à chaque extrémité, sans bout traversant. Plus résistant, plus durable, c’est le choix recommandé pour une utilisation quotidienne à poste fixe.
Le cylindrique peut aussi se placer à l’horizontale entre la coque et un ponton bas, à condition d’utiliser un modèle à deux yeux. C’est une position très efficace dans les ports méditerranéens où l’amarrage en pendille place l’arrière du bateau face au quai.
- polyvalent,
- facile à régler en hauteur,
- disponible dans toutes les tailles,
- prix accessible.
- Peut remonter sous les chocs si mal attaché,
- Encombrant à stocker en grand nombre.
Le pare-battage sphérique : polyvalence et maniabilité
Le pare-battage sphérique, ou « boule », se distingue par sa forme ronde qui lui permet de s’auto-positionner au point de contact sans avoir besoin d’être orienté. Il roule naturellement le long de la coque et reste efficace dans les angles et les recoins, ce qui le rend particulièrement utile dans les écluses, les passages étroits ou lors des amarrages à couple.
On le retrouve fréquemment sur les grandes unités et les bateaux professionnels. En plaisance courante, il est surtout utilisé comme pare-battage volant : toujours accessible sur le pont, prêt à être glissé en urgence entre la coque et n’importe quelle surface.
- s’auto-positionne sans réglage,
- idéal en défense volante,
- très résistant.
- plus encombrant et plus coûteux qu’un cylindrique équivalent
Le pare-battage plat : le gain de place
Fabriqué en mousse EVA dense recouverte de nylon, le pare-battage plat ne se gonfle pas. Il offre une protection sur une grande surface de contact, tout en occupant un minimum de place dans les coffres. Léger et facile à manipuler, il peut même servir de coussin ou de marche-pied dans certains cas.
Son terrain de prédilection : les écluses, les mises à l’eau, les places étroites et la protection des flotteurs de catamarans. En revanche, il n’est pas recommandé dans les ports exposés au ressac ou au fort clapot : sous les chocs répétés et le va-et-vient, il finit par s’user plus vite qu’un modèle gonflable bien dimensionné.
- compact,
- léger,
- aucun risque de dégonflage,
- rangement facile.
- déconseillé en cas de ressac ou de fort clapot, moins résistant sur le long terme en usage intensif.
Les modèles spécifiques : étrave, jupe, semi-rigide, pieux
Au-delà des trois grandes formes classiques, il existe des défenses conçues pour des situations précises que les modèles cylindriques ne couvrent pas toujours bien :
- La défense d’étrave : en forme de U ou de V, elle épouse la morphologie de la proue pour la protéger lors des manoeuvres d’accostage. Indispensable dans les ports où l’étrave est directement exposée au quai.
- La défense de jupe ou de poupe : adaptée à la forme de la poupe, elle est particulièrement utile dans les ports du Sud où l’amarrage se fait en pendille, arrière vers le ponton.
- Les défenses pour semi-rigides et pneumatiques : des modèles plus compacts, conçus pour les coques de petites embarcations dont la ligne de flottaison et la hauteur de franc-bord sont bien inférieures à celles d’un voilier ou d’un bateau à moteur.
- Les défenses de pieux : fixées à demeure sur le ponton, elles protègent le bateau sur sa place à l’année sans mobiliser les défenses de bord.
Quelle taille choisir selon votre bateau ?
C’est la question que tout plaisancier se pose en premier, et c’est la bonne. Un pare-battage trop petit ne protège pas efficacement : il remonte sous les chocs, laisse la coque exposée et s’use prématurément. Un modèle trop grand est encombrant, difficile à ranger et gênant à la manoeuvre. Le dimensionnement correct est donc la première étape d’un équipement réussi.
Pare-battage cylindrique : la règle des 2/3 de franc-bord
Le franc-bord est la distance verticale entre la ligne de flottaison et le pont du bateau. C’est la référence pour calculer la longueur de vos pare-battages cylindriques. La règle est simple : la longueur utile du pare-battage doit représenter au minimum les deux tiers de la hauteur du franc-bord, idéalement les trois quarts.
Concrètement, pour un franc-bord de 90 cm, il vous faut des pare-battages d’au moins 60 cm de longueur utile. En dessous, le pare-battage ne couvre plus suffisamment la zone de contact, surtout lorsque le niveau de l’eau varie avec la marée ou le passage de bateaux.
Longueur pare-battage = (Franc-bord x 2) ÷ 3
Pare-battage cylindrique : le diamètre en fonction de la longueur du bateau
Pour le diamètre, la formule de référence est la suivante : 2,5 cm de diamètre pour chaque mètre de longueur de bateau. Pour les embarcations de moins de 8 mètres, on simplifie à 2 cm de diamètre par mètre de longueur.
Deux exemples concrets pour bien comprendre :
- Bateau de 6 m : 6 x 2 cm = 12 cm de diamètre minimum
- Bateau de 15 m : 15 / 1,2 x 2,5 = 31 cm de diamètre minimum
Le tableau ci-dessous applique cette formule pour les tailles les plus courantes en plaisance :
| Longueur du bateau | Diamètre minimum | Longueur utile minimum | Nombre minimum conseillé |
|---|---|---|---|
| 3 à 6 m | 6 à 12 cm | 40 à 50 cm | 6 |
| 6 à 8 m | 12 à 16 cm | 50 à 60 cm | 6 |
| 8 à 10 m | 20 à 25 cm | 60 à 75 cm | 6 |
| 10 à 12 m | 25 à 30 cm | 75 à 90 cm | 6 à 8 |
| 12 à 15 m | 30 à 37,5 cm | 90 cm à 1 m | 8 |
| Plus de 15 m | 37,5 cm et plus | 1 m et plus | 8 à 12 |
Pare-battage sphérique : quel diamètre choisir ?
Pour un sphérique, la longueur n’entre pas en jeu : seul le diamètre compte. Et ce diamètre doit être significativement plus important que celui d’un cylindrique pour la même embarcation. La raison est simple : le sphérique n’a qu’un seul point de contact avec la coque et absorbe la totalité du choc en un seul endroit, ce qui concentre les efforts sur une surface bien plus réduite qu’un cylindrique.
La règle généralement retenue est de prévoir un diamètre 1,5 à 2 fois supérieur à celui du cylindrique équivalent pour votre longueur de bateau. Pour un bateau de 10 m qui utilise des cylindriques de 25 cm de diamètre, le sphérique adapté sera donc de 35 à 50 cm de diamètre.
C’est précisément ce volume plus important qui explique pourquoi le sphérique est rarement utilisé en série le long de la coque : il est avant tout pensé comme défense volante d’appoint, toujours disponible sur le pont pour parer à l’imprévu.
Combien de pare-battages faut-il à bord ?
La taille c’est bien, le nombre c’est tout aussi important. Des pare-battages parfaitement dimensionnés mais en nombre insuffisant laissent des zones de coque non protégées, notamment lors des manoeuvres ou quand le bateau se déplace le long du quai sous l’effet du vent ou du courant.
Le minimum recommandé
La règle généralement admise est de disposer d’au moins 6 pare-battages cylindriques à bord, quelle que soit la taille du bateau. Ce chiffre permet de couvrir correctement un bord complet du bateau avec 3 défenses en position fixe, tout en gardant des défenses disponibles pour l’autre bord ou pour parer à l’imprévu.
Pour les bateaux de 12 mètres et plus, ce minimum monte à 8 pare-battages. La longueur de coque à protéger est plus importante, les efforts exercés sur chaque défense sont plus grands, et les manoeuvres dans les ports sont souvent plus complexes.
En pratique, les 3 positions de base sur un bord sont les suivantes :
- Un pare-battage à l’avant, au niveau du maître-bau avant
- Un pare-battage au centre, au niveau du maître-bau
- Un pare-battage à l’arrière, au niveau du maître-bau arrière
Ces trois positions couvrent les points de contact les plus sollicités lors d’un amarrage standard. Mais selon la configuration du port, la forme de la coque et le type d’amarrage, des défenses supplémentaires peuvent être nécessaires.
Le pare-battage volant : l'indispensable oublié
Au-delà des défenses fixées à poste, tout bateau devrait disposer d’au moins un pare-battage volant, idéalement deux. Il s’agit d’une défense tenue à la main ou rapidement disponible sur le pont, prête à être glissée en urgence entre la coque et n’importe quelle surface lors d’une manoeuvre imprévue.
Le pare-battage volant est souvent un sphérique, plus facile à manipuler rapidement et efficace dans toutes les orientations. Certains plaisanciers préfèrent un cylindrique traversant pour ce rôle, moins encombrant à stocker sur le pont.
Adapter le nombre à son port et ses habitudes
Le minimum de 6 défenses est une base. Selon votre situation, il peut être insuffisant :
- Port à fort clapot ou ressac : le bateau bouge constamment le long du quai, les défenses se déplacent et certaines zones de coque se retrouvent exposées. Prévoyez 2 défenses supplémentaires pour combler les espaces entre les positions fixes.
- Amarrage à couple : il faut équiper les deux bords simultanément, ce qui double le nombre de défenses nécessaires.
- Port avec marnage important : le niveau de l’eau varie parfois de plusieurs mètres entre marée haute et marée basse. Les défenses doivent être suffisamment nombreuses et longues pour rester efficaces à toutes les hauteurs d’eau.
- Navigation au long cours : les escales imprévues imposent de s’adapter à des configurations de quai inconnues. Avoir 8 à 10 défenses à bord offre la flexibilité nécessaire pour faire face à toutes les situations.
Comment positionner et régler ses pare-battages ?
Un pare-battage bien dimensionné mais mal positionné ne protège pas mieux qu’une défense trop petite. La hauteur, le point de fixation et l’espacement entre les défenses sont aussi importants que le choix du modèle. Voici les règles de base à connaître.
La hauteur idéale selon le type d'amarrage
La hauteur de réglage dépend directement de la configuration du port et du type de structure contre laquelle vous vous amarrez :
- Amarrage à un ponton flottant : le ponton monte et descend avec la marée comme votre bateau. Les pare-battages se positionnent assez bas, au niveau de la liaison coque/carène, là où le contact avec le ponton est le plus probable.
- Amarrage à un quai fixe ou à couple d’un autre bateau : les pare-battages se positionnent plus haut, au niveau du liston, à la liaison coque/pont. C’est là que la coque est en contact avec la structure fixe.
- Port avec marnage important : le niveau de l’eau peut varier de plusieurs mètres. Il faut prévoir des défenses suffisamment longues et les régler à mi-hauteur du franc-bord pour couvrir la zone de contact quelle que soit la marée.
L'espacement entre les pare-battages
Les pare-battages doivent être répartis tous les 2,5 mètres le long de la coque, en commençant par le maître-bau, c’est-à-dire l’endroit le plus large du bateau. C’est le point de contact principal lors d’un amarrage bord à quai. Les défenses supplémentaires viennent ensuite se positionner de part et d’autre, vers l’avant et vers l’arrière.
Sur un voilier, les pare-battages se concentrent davantage vers le centre du bateau, là où la coque est la plus proche du quai. Sur un bateau à moteur à coque plus droite, ils peuvent être répartis de façon plus uniforme sur toute la longueur.
Les points de fixation : chandeliers, rail de fargue, taquets
On voit souvent des pare-battages accrochés directement aux filières. C’est tentant car c’est rapide, mais ce n’est pas recommandé : les efforts exercés sur les défenses lors des chocs finissent par faire s’affaisser les filières et leur font perdre leur rôle de protection de l’équipage.
Les points de fixation à privilégier sont, par ordre de préférence :
- La base des chandeliers : solide, bien ancré dans le pont, c’est le point de fixation de référence.
- Le rail de fargue : si votre bateau en est équipé, c’est la solution idéale. Le réglage de la hauteur est rapide et précis.
- Les taquets latéraux : une bonne alternative quand les chandeliers ou le rail de fargue ne sont pas accessibles.
Quelle que soit la fixation choisie, attachez le bout le plus court possible entre le point de fixation et le pare-battage. Une suspente courte limite les oscillations, réduit l’usure et maintient le pare-battage bien à poste sous les chocs.
Le noeud de cabestan : la technique à maîtriser
Le noeud de cabestan est le noeud de référence pour fixer et régler un pare-battage. Il présente deux avantages majeurs : il est rapide à réaliser même d’une seule main, et il permet d’ajuster la hauteur facilement en faisant glisser le bout avant de resserrer.
Sa réalisation en quelques étapes :
- Prenez une bonne longueur de corde
- Entamez une boucle
- Faites un premier tour du bout autour du chandelier ou du rail.
- Faites un second tour en croisant le premier.
- Glissez l’extrémité sous le second tour pour bloquer.
- Terminez par une demi-clé de sécurité pour éviter que le noeud ne se desserre sous les chocs répétés.
Adapter le placement selon le marnage et le clapot
Dans les ports exposés au ressac ou soumis à un fort marnage, un positionnement standard ne suffit pas. Quelques ajustements s’imposent :
- Fort clapot ou ressac : le bateau bouge constamment en translation le long du quai. Réduisez l’espacement entre les défenses à 2 mètres maximum pour éviter que la coque ne vienne se glisser entre deux pare-battages lors des mouvements. Des chaussettes de pare-battage réduisent également les frottements et le bruit.
- Marnage important : en marée descendante, un pare-battage réglé à marée haute peut se retrouver trop haut et ne plus assurer sa fonction. Vérifiez le réglage en hauteur à marée basse et ajustez si nécessaire.
- Amarrage en pendille (cul-à-quai) : très répandu dans les ports méditerranéens, ce type d’amarrage expose directement la poupe et les coins arrière du bateau au ponton. Les pare-battages cylindriques placés le long du flanc ne servent à rien dans cette configuration. Il faut positionner les défenses à l’horizontale sous la jupe, ou utiliser une défense de poupe spécifiquement conçue pour épouser la forme de l’arrière du bateau et absorber les contacts répétés avec le ponton.
Gonflage et pression : ce qu'il faut savoir
C’est le point le plus souvent négligé par les plaisanciers. Pourtant, un pare-battage mal gonflé ne protège pas mieux qu’une défense mal dimensionnée. Trop mou, il s’écrase sans amortir correctement les chocs. Trop dur, il rebondit sur l’obstacle au lieu de l’absorber et peut même endommager le gelcoat au lieu de le protéger.
Quelle pression idéale ?
La pression recommandée pour un pare-battage gonflable, cylindrique ou sphérique, est de 0,15 à 0,20 bar. C’est une pression très faible, bien inférieure à celle d’un pneu de voiture ou d’un vélo. On parle davantage d’une mise en volume que d’une véritable mise en pression.
Le test le plus simple et le plus fiable ne nécessite aucun manomètre : appuyez sur le pare-battage avec le pouce. Il doit s’enfoncer légèrement sous la pression sans opposer de résistance totale, comme une balle de tennis modérément gonflée. S’il est dur comme une pierre, il est surgonflé. S’il s’écrase complètement sans résistance, il est sous-gonflé.
Comment gonfler correctement
Les pare-battages sont livrés à plat pour des raisons de stockage. Avant la première utilisation, il faut les gonfler. Plusieurs solutions s’offrent à vous :
- La pompe manuelle dédiée : c’est la solution la plus pratique à bord. Une pompe à pied ou à main avec un embout adapté à la valve du pare-battage suffit amplement pour atteindre les 0,15 à 0,20 bar requis. La pression étant très faible, quelques coups de pompe suffisent.
- La pompe à vélo : elle fonctionne très bien avec un adaptateur de valve approprié. Attention à l’embout : certains modèles peuvent endommager la valve si l’adaptateur n’est pas bien ajusté.
- Le compresseur de la marina : efficace et rapide, mais nécessite une vigilance accrue. La pression monte très vite avec un compresseur. Ne quittez pas le pare-battage des yeux et arrêtez dès que le test du pouce indique la bonne pression.
Certains fabricants, comme Polyform, proposent des embouts de gonflage spécifiques à leurs modèles. Si vos pare-battages sont difficiles à gonfler avec une pompe standard, vérifiez qu’un adaptateur dédié est disponible avant d’investir dans une nouvelle pompe.
Les erreurs à éviter
- Surgonfler : un pare-battage trop dur rebondit sur le quai au lieu d’amortir. Il transmet les chocs directement à la coque et peut provoquer des marques sur le gelcoat. Par temps chaud, un pare-battage surgonflé risque également de se déformer de façon permanente.
- Laisser un pare-battage trop mou : sous-gonflé, il s’écrase à plat sous les efforts et n’offre plus aucune protection. Il s’use aussi beaucoup plus vite car le PVC frotte directement contre le quai.
- Ne pas vérifier la pression en début de saison : les pare-battages perdent naturellement un peu d’air au fil des mois, surtout si les valves commencent à vieillir. Un contrôle systématique avant la première sortie de la saison évite les mauvaises surprises à l’arrivée au port.
- Utiliser une pompe inadaptée : certaines pompes électriques pour pneus de voiture montent trop vite en pression et peuvent surgonfler un pare-battage en quelques secondes. Si vous utilisez ce type de pompe, ne la quittez pas des yeux et arrêtez immédiatement dès que la pression est atteinte.
Les accessoires indispensables
Un bon équipement en pare-battages ne se résume pas aux défenses elles-mêmes. Quelques accessoires bien choisis améliorent sensiblement leur efficacité, leur durée de vie et le confort à bord au quotidien.
Les chaussettes de pare-battage
La chaussette de pare-battage est une housse textile qui s’enfile sur le pare-battage et constitue le seul point de contact entre la défense et la coque. Sans chaussette, le PVC du pare-battage frotte directement contre le gelcoat et finit par y laisser des traces noires tenaces, particulièrement visibles sur les coques claires. Ces marques sont difficiles à effacer et peuvent dans certains cas marquer durablement le gelcoat.
La chaussette remplit trois fonctions distinctes :
- Protéger la coque des traces et micro-rayures causées par le frottement du PVC.
- Réduire le bruit : le frottement d’un pare-battage nu sur un quai ou sur la coque d’un bateau voisin génère un grincement particulièrement désagréable, notamment la nuit. La chaussette textile absorbe ce bruit.
- Protéger le pare-battage lui-même de l’abrasion des quais rugueux et des UV, ce qui prolonge significativement sa durée de vie.
Les chaussettes se déclinent en plusieurs matières :
- Acrylique simple ou double épaisseur : le choix le plus courant, résistant aux UV et lavable en machine. La double épaisseur est recommandée pour les ports avec quais abrasifs ou en cas de fort clapot.
- Néoprène : plus souple et extensible, il s’adapte à des formes variées et offre une excellente résistance à l’abrasion. Idéal pour les ports très fréquentés ou les bateaux qui bougent beaucoup à quai.
- Cordura : tissu technique très résistant, utilisé sur les chaussettes haut de gamme. Excellente durabilité mais prix plus élevé.
Les suspentes et systèmes de fixation rapide
La suspente est le bout qui relie le pare-battage au point de fixation sur le bateau. C’est un élément souvent négligé alors qu’il conditionne directement la stabilité de la défense à son poste.
Quelques points essentiels sur les suspentes :
- Le diamètre : un bout de 8 à 10 mm en polyester tressé est la référence pour la grande majorité des pare-battages de plaisance. Un diamètre inférieur s’use rapidement à l’anneau de fixation du pare-battage.
- La longueur : aussi courte que possible, pour limiter les oscillations et maintenir le pare-battage bien à poste. Une suspente trop longue laisse le pare-battage se balancer et perdre son positionnement sous les chocs.
- Les crochets à dégagement rapide : ces systèmes de fixation permettent d’accrocher et de décrocher un pare-battage en une fraction de seconde, sans avoir à défaire un noeud. Idéal pour le pare-battage volant ou dans les ports où les manoeuvres s’enchainent rapidement.
Les supports de rangement
Six à huit pare-battages sur un bateau, cela représente un volume non négligeable. Sans solution de rangement adaptée, ils finissent invariablement dans le cockpit, dans les passages ou attachés aux filières, là précisément où ils ne devraient pas être.
Les porte-pare-battages en inox sont la solution la plus propre et la plus pratique. Ils se fixent sur les balcons ou les chandeliers et maintiennent les défenses suspendues le long du bateau, hors du passage, prêtes à être utilisées à tout moment. Ils sont disponibles en plusieurs diamètres pour s’adapter aux différentes tailles de pare-battages et peuvent être reliés entre eux pour stocker plusieurs défenses côte à côte.
Deux critères à vérifier avant l’achat :
- Le diamètre intérieur du support doit correspondre au diamètre de vos pare-battages, chaussette comprise si vous en utilisez.
- Le type de fixation : à vis sur chandelier, à pince sur tube de balcon ou à clipser sur rail de fargue. Chaque configuration de bateau appelle une solution différente.
Choisir ses pare-battages chez Comptoir Nautique
Chez Comptoir Nautique, nous proposons une sélection complète de pare-battages et d’accessoires pour tous les types de bateaux et toutes les configurations de port. Que vous équipiez un petit voilier de 6 mètres ou un motoryacht de 15 mètres, vous trouverez les défenses adaptées à votre situation.
Notre sélection par type
Pour vous aider à vous repérer dans notre catalogue, voici les grandes catégories disponibles :
- Pare-battages cylindriques : la référence pour l’amarrage courant, disponibles dans toutes les tailles.
- Pare-battages sphériques : idéaux en défense volante, efficaces dans toutes les orientations.
- Défenses de proue et de poupe : conçues pour protéger l’étrave et la jupe lors des amarrages en pendille.
- Pare-battages plats : compacts et légers, idéaux pour les écluses et les petites embarcations.
- Chaussettes de pare-battage : indispensables pour protéger le gelcoat des traces et réduire le bruit.
- Accessoires et supports : suspentes, crochets à dégagement rapide et supports de rangement en inox.
FAQ - Pare-battages
La règle de base pour un cylindrique : moins de 8 m, comptez 2 cm de diamètre par mètre de longueur. Au-dessus de 8 m, comptez 2,5 cm par mètre. Pour la longueur, elle doit représenter au minimum les deux tiers de votre franc-bord. Consultez notre tableau de dimensionnement.
Le minimum recommandé est de 6 pare-battages cylindriques pour les bateaux jusqu’à 12 mètres, et 8 pour les unités plus grandes. Ajoutez toujours un ou deux pare-battages volants disponibles rapidement sur le pont.
Le cylindrique est la référence pour l’amarrage à poste fixe le long d’un quai ou d’un ponton. Le sphérique est avant tout un pare-battage volant d’appoint, efficace dans toutes les orientations et particulièrement utile lors des manoeuvres imprévues.
Le pare-battage plat en mousse EVA est compact, léger et ne peut pas se dégonfler. Il est idéal pour les écluses, les mises à l’eau et les petites embarcations. En revanche, il est moins efficace que le gonflable en cas de fort clapot ou de ressac, situations pour lesquelles un cylindrique bien dimensionné reste la meilleure solution.
La pression recommandée est de 0,15 à 0,20 bar. Le test le plus simple : appuyez avec le pouce, le pare-battage doit s’enfoncer légèrement sans opposer de résistance totale. Ni dur comme une pierre, ni mou comme un chiffon.
Oui, fortement recommandé. Sans chaussette, le PVC du pare-battage laisse des traces noires tenaces sur le gelcoat, particulièrement visibles sur les coques claires. La chaussette protège aussi le pare-battage lui-même de l’abrasion et prolonge sa durée de vie.
En cas de fort clapot ou de ressac, réduisez l’espacement entre les défenses à 2 mètres maximum et utilisez des chaussettes en néoprène ou en Cordura, plus résistantes à l’abrasion. Si votre port est régulièrement exposé, envisagez des modèles renforcés et montez d’une taille par rapport aux recommandations standard.
Evitez d’accrocher vos pare-battages directement aux filières : les efforts répétés finissent par les faire s’affaisser. Privilégiez la base des chandeliers, le rail de fargue ou les taquets latéraux. Utilisez le noeud de cabestan avec une demi-clé de sécurité pour un réglage rapide et fiable.
En navigation, les pare-battages doivent être rentrés ou rangés sur le pont, jamais laissés pendants le long de la coque. Un pare-battage qui traine dans l’eau crée une résistance, s’use prématurément et peut se coincer dans l’hélice. C’est aussi une question de courtoisie maritime : laisser ses défenses dehors en navigation est considéré comme un manque de soin à bord. Exception : lors des manoeuvres d’entrée et de sortie de port, gardez-les sortis jusqu’à être complètement en sécurité.
Un rinçage à l’eau douce après chaque utilisation suffit dans la majorité des cas. En fin de saison, nettoyez-les avec un nettoyant spécifique pour pare-battages, non toxique pour l’environnement, qui élimine les traces de sel, d’algues, d’hydrocarbures et de déjections d’oiseaux. Rangez-les dégonflés, à l’abri des UV et du gel. Vérifiez l’état des valves et des anneaux de fixation avant chaque début de saison.
Oui, c’est même indispensable. En amarrage à couple, chaque bateau sort ses propres pare-battages des deux côtés. Le bateau qui s’amarre contre un autre ne doit pas compter sur les défenses de son voisin pour protéger sa coque. Prévoyez suffisamment de pare-battages pour équiper les deux bords simultanément, soit le double de votre dotation habituelle.
Deux marques se distinguent en plaisance : Polyform, référence norvégienne reconnue pour la robustesse et la longévité de ses modèles, et Dan Fender, marque danoise très appréciée pour la qualité de son PVC et la variété de sa gamme. Pour les budgets plus serrés, des marques comme Osculati ou Plastimo offrent un bon rapport qualité/prix pour une utilisation côtière courante.
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