Sommaire
I) Calculer ce qu’il faut produire
II) Comparer les sources d’énergie
- Solaire : surface, ombres et régulation
- Éolienne : le vent réellement reçu
- Hydrogénérateur : la vitesse réellement tenue
III) Construire une installation cohérente
IV) Budget et décision
Quelle source d'énergie choisir selon votre navigation ?
Au mouillage, vous démarrez le moteur juste pour recharger ? Avant de choisir un panneau solaire, une éolienne ou un hydrogénérateur, il faut savoir combien vous consommez et à quels moments vous pouvez produire.
Ces trois sources ne travaillent pas dans les mêmes conditions. Le solaire dépend surtout de la surface, de l’exposition et des ombres. L’éolienne dépend du vent réellement reçu. L’hydrogénérateur devient intéressant lorsque le bateau navigue assez longtemps à une vitesse suffisante.
Ce guide vous aide à calculer vos besoins, comparer les trois technologies, prévoir l’installation et choisir une combinaison adaptée à votre programme de navigation.
Le point de départ : raisonner en énergie quotidienne, puis vérifier quand chaque source peut réellement produire à bord.
I) Calculer ce qu’il faut produire
II) Comparer les sources d’énergie
- Solaire : surface, ombres et régulation
- Éolienne : le vent réellement reçu
- Hydrogénérateur : la vitesse réellement tenue
III) Construire une installation cohérente
IV) Budget et décision
Quelle source d'énergie choisir selon votre navigation ?
Au mouillage, vous démarrez le moteur juste pour recharger ? Avant de choisir un panneau solaire, une éolienne ou un hydrogénérateur, il faut savoir combien vous consommez et à quels moments vous pouvez produire.
Ces trois sources ne travaillent pas dans les mêmes conditions. Le solaire dépend surtout de la surface, de l’exposition et des ombres. L’éolienne dépend du vent réellement reçu. L’hydrogénérateur devient intéressant lorsque le bateau navigue assez longtemps à une vitesse suffisante.
Ce guide vous aide à calculer vos besoins, comparer les trois technologies, prévoir l’installation et choisir une combinaison adaptée à votre programme de navigation.
Le point de départ : raisonner en énergie quotidienne, puis vérifier quand chaque source peut réellement produire à bord.
I) Calculer ce qu'il faut produire
Partir de votre programme de navigation
Avant de choisir une technologie, posez-vous une question : mon bateau passe-t-il davantage de temps à l’arrêt ou en route ? Le choix qui fonctionne pendant une traversée n’est pas nécessairement celui qui couvrira une semaine de mouillages.
Priorité au temps passé à l’arrêt
le solaire, si une surface suffisamment dégagée est disponible. Regardez aussi votre saison et vos zones de croisière. Une éolienne peut compléter cette base sur des mouillages régulièrement ventés ; dans une baie très abritée, n’en attendez pas la production annoncée par grand vent.
Pour ce programme, nous ne comptons pas l’hydrogénérateur comme source principale : les Cruising sont dimensionnés pour fonctionner en navigation.
Deux périodes à couvrir
Faites un bilan en route puis un bilan au mouillage. Le pilote et les écrans s’ajoutent aux usages de bord pendant la navigation. L’idée est de conserver une base solaire et d’étudier l’hydrogénérateur si vos heures de marche à une vitesse suffisante justifient son investissement.
Le vent peut être un complément, mais il faut considérer celui que reçoit l’éolienne, pas seulement les chiffres de la météo.
Raisonner sur plusieurs journées
Chiffrez le pilote, les communications et les appareils qui tournent longtemps. Étudiez la production aux allures et vitesses réellement tenues, puis prévoyez un scénario défavorable et une solution de repli.
Un ensemble solaire + hydrogénérateur peut être intéressant sous voile. L’éolienne dépend surtout du vent disponible à bord et de son intérêt pendant les escales. Il n’est pas nécessaire d’installer les trois sources : chacune doit répondre à un besoin réel.
W et Wh : calculer votre consommation réelle
W, Wh, Wc : quelle différence ?
W (watts) : la puissance consommée ou produite à un instant donné.
Wh (wattheures) : la quantité d’énergie consommée ou produite pendant une durée.
Wc (watts-crête) : la puissance nominale d’un panneau solaire mesurée dans des conditions de test standard.
Un panneau de 200 Wc ne fournit donc pas 200 W en permanence. Sa production réelle varie selon l’ensoleillement, l’orientation, les ombres, la température et l’installation.
Exemple : un appareil de 100 W utilisé pendant 8 heures consomme 800 Wh.
Un appareil de 400 W utilisé pendant 1 heure consomme 400 Wh.
Combien consommez-vous par jour ?
Avant de dimensionner vos panneaux solaires, votre éolienne ou votre hydrogénérateur, estimez votre consommation sur une journée représentative.
Pour chaque équipement, notez simplement :
puissance x durée d’utilisation
- réfrigérateur ;
- éclairage ;
- électronique de navigation ;
- pilote automatique ;
- instruments ;
- téléphones et appareils à recharger.
Attention aux appareils qui fonctionnent par cycles. Un réfrigérateur de 45 W ne consomme pas forcément 45 W pendant 24 heures.
Une partie de l'énergie produite peut être consommée immédiatement par les équipements du bord.
Exemple : si vos panneaux produisent 300 W pendant que le bateau consomme 180 W, environ 120 W restent disponibles pour recharger la batterie, avant pertes et régulation.
Exemple fictif de calcul. Les durées, puissances et usages ci-dessous sont des hypothèses choisies pour comprendre la méthode.
| Consommateur | Hypothèse | Énergie |
|---|---|---|
| Réfrigérateur | 45 W × 8 h de fonctionnement cumulé | 360 Wh |
| Éclairage | 10 W × 5 h | 50 Wh |
| Petits appareils à recharger | Énergie quotidienne retenue | 60 Wh |
| Électronique de navigation | 20 W × 10 h | 200 Wh |
| Pilote automatique | 35 W moyens × 10 h | 350 Wh |
Au mouillage, les trois premiers postes donnent 470 Wh/jour. En ajoutant les deux postes de navigation, on obtient 1 020 Wh/jour. Remplacez chaque valeur par vos mesures ; ajoutez vos autres équipements et les pertes non déjà prises en compte.
Une forte puissance utilisée brièvement compte aussi : un appareil de 1 000 W utilisé 6 minutes consomme 100 Wh à ses bornes. Le convertisseur éventuel ajoute ses pertes. À l’inverse, 30 W pendant 24 heures représentent 720 Wh.
II) Comparer les sources d'énergie
Solaire : surface, ombres et régulation
Au mouillage, le solaire est souvent la première source à étudier. Commencez par regarder la surface réellement disponible et les zones d’ombre créées par la bôme, les voiles, le radar, les antennes ou l’annexe.
Observez le bateau à plusieurs heures et, si possible, à plusieurs orientations. Une zone qui semble parfaite à midi peut être masquée le matin. Le régulateur MPPT optimise le point de fonctionnement électrique ; il ne remplace pas la lumière qui manque.
À regarder lorsque vous pouvez consacrer un support stable au panneau.
Portique, balcon ou structure dédiée : vérifiez la fixation, la résistance du support et le dégagement disponible. Veillez à préserver l’accès aux manœuvres et mesurez les zones d’ombre avant de choisir la surface de panneaux.

À regarder lorsque la surface et le poids imposent une autre intégration. Energy Research propose notamment un panneau flexible de 115 W pour la plaisance.
Ne traduisez pas « flexible » par « pliable sans limite » ou « on peut marcher dessus ». Le rayon de courbure, le support, la fixation, la dissipation thermique et l’éventuelle aptitude au piétinement se vérifient dans la notice du modèle choisi.

Il adapte le fonctionnement des panneaux à la recharge. Son choix doit respecter à la fois la batterie et les entrées photovoltaïques : tension maximale à vide, y compris par temps froid, courant admissible, puissance et tension du parc.
Le nombre d’ampères écrit sur le régulateur ne suffit pas. Le montage série/parallèle doit également être étudié. Avec des groupes exposés différemment, des MPPT distincts peuvent être pertinents ; ce n’est pas une règle automatique pour chaque panneau.

Prenons un exemple simple avec 200 Wc de panneaux solaires. Cette valeur sert uniquement à montrer la méthode de calcul.
Un panneau de 200 Wc ne produit pas 200 W toute la journée. Sa production varie selon l’ensoleillement, la saison, l’orientation, les ombres et la température.
Pour obtenir un ordre de grandeur, on peut utiliser ce calcul :
Production journalière ≈ puissance des panneaux x heures de soleil équivalentes x coefficient de pertes
Exemple :
200 Wc x 4 h x 0,75 = 600 Wh/jour
Avec seulement 2 heures de soleil équivalentes :
200 Wc x 2 h x 0,75 = 300 Wh/jour
Le coefficient de 0,75 est utilisé uniquement pour cet exemple afin de tenir compte des pertes. Ce n’est pas une valeur universelle.
Pour votre bateau, utilisez des données correspondant à votre zone de navigation et à la saison, puis tenez compte des ombres et de l’implantation des panneaux.
Ne dimensionnez pas votre installation sur votre meilleure journée d’été.
Éolienne : raisonner avec le vent réellement reçu
Une éolienne peut produire de jour comme de nuit, mais sa production dépend directement du vent qu’elle reçoit.
Le simple fait que les pales tournent ne signifie pas que l’éolienne fournit beaucoup d’énergie. À faible vent, elle peut commencer à produire, mais avec une puissance limitée. La production augmente ensuite avec la vitesse du vent, selon la courbe propre à chaque modèle.
Pour savoir si une éolienne est intéressante à bord, regardez donc moins sa puissance maximale que sa production dans les vents que vous rencontrez réellement.
| Situation | Ce qu’il faut regarder |
|---|---|
| Vent faible | La vitesse à laquelle l’éolienne commence réellement à produire et la puissance disponible à ce niveau de vent. |
| Vent régulier | La courbe de puissance du modèle dans les conditions que vous rencontrez le plus souvent. |
| Vent fort | La puissance maximale, mais aussi le système de régulation ou de protection prévu par le fabricant. |
| Mouillage abrité | Le vent réellement reçu par l’éolienne peut être bien inférieur au vent annoncé au large ou par la météo. |
Au mouillage, le vent annoncé par la météo n’est pas forcément celui que reçoit réellement l’éolienne. Le relief, la côte et les obstacles autour du bateau peuvent ralentir le vent ou le rendre irrégulier.
En navigation, il faut aussi tenir compte du déplacement du bateau : l’éolienne reçoit alors le vent apparent, c’est-à-dire le vent réellement ressenti à bord.
Exemple : si le vent souffle à 18 nœuds dans le même sens que votre bateau qui avance à 6 nœuds, l’éolienne ne reçoit pas 18 nœuds de vent. Dans cet exemple simple, elle reçoit environ 12 nœuds.
À d’autres angles, le calcul change. L’idée à retenir est simple : le vent météo et le vent reçu par l’éolienne ne sont pas toujours les mêmes.
Une éolienne n’est jamais totalement silencieuse. Le bruit peut venir des pales, mais aussi des vibrations transmises au bateau par le mât et les fixations.
La hauteur d’installation, la rigidité du support, le haubanage et les éventuels dispositifs d’amortissement doivent respecter les recommandations du fabricant.
Le système d’arrêt est aussi un critère à vérifier avant l’achat. Selon le modèle, l’éolienne peut disposer d’une commande de freinage, de ralentissement ou d’un autre dispositif de mise en sécurité.
Pour une intervention ou un entretien, ne coupez pas simplement une éolienne en fonctionnement. Suivez toujours la procédure d’arrêt prévue pour le modèle installé.
Hydrogénérateur : raisonner avec la vitesse réellement tenue
L’hydrogénérateur produit de l’électricité lorsque le bateau avance. Plus la vitesse du bateau augmente, plus la production peut augmenter, dans les limites prévues par le modèle.
Il est donc surtout intéressant pour les navigations avec plusieurs heures de route. Au mouillage ou à l’arrêt, il ne produit pas.
| Configuration à 5 nœuds | Cruising 300 | Cruising 600 |
|---|---|---|
| Hélice 240 mm Montage standard | 85 W | 83,5 W |
| Hélice 280 mm Plus adaptée aux vitesses plus faibles | 111 W | 122 W |
Ce tableau montre un point important : un modèle annoncé à 600 W ne produit pas automatiquement deux fois plus qu’un 300 W à faible vitesse.
Le Cruising 300 est généralement recommandé par Watt&Sea pour les bateaux jusqu’à environ 35 pieds. Au-delà, le Cruising 600 devient plus pertinent, notamment lorsque le bateau navigue plus vite et que les besoins électriques sont plus élevés.
Le choix du mâtereau dépend ensuite de l’installation sur le tableau arrière et de la profondeur nécessaire pour maintenir correctement l’hélice dans l’eau.
Il crée donc une traînée dans l'eau. Son impact dépend du modèle, de l'hélice, de la vitesse et des conditions de navigation.
III) Construire une installation cohérente
Quelle combinaison choisir ?
Commencez par choisir la source la plus adaptée à votre navigation. Ajoutez ensuite une deuxième source uniquement si elle couvre un besoin que la première ne couvre pas.
Commencez par l’exposition et la surface solaire. Si les journées disponibles ne couvrent pas le besoin, examinez davantage de surface bien placée, une baisse des consommations ou une éolienne si le site est régulièrement venté. Ne dimensionnez pas l’éolienne sur le vent du large si vous choisissez justement des abris calmes.
Gardez un moyen de recharge de repli pour une succession de journées défavorables.
Solaire à l’escale + hydro pendant les étapes : c’est une combinaison à chiffrer lorsque les heures et vitesses sous voile sont suffisantes. Quelques courtes sorties ne justifient pas automatiquement un hydrogénérateur.
Étudiez l’éolien selon votre exposition au mouillage et votre vent apparent habituel en route. Ajoutez une source seulement si elle couvre un déficit que vous avez identifié.
Dimensionnez la production sur une journée entière, puis sur une séquence défavorable. Le pilote fonctionne longtemps ; le soleil peut être masqué ; la vitesse et le vent apparent évoluent. Conservez une possibilité de recharge indépendante en cas de panne ou de conditions insuffisantes.
L’objectif est de conserver suffisamment d’énergie pour les équipements importants, même lorsque les conditions de production sont moins favorables.
Prenons un exemple simple. Votre bateau consomme 1 020 Wh par jour, mais votre installation ne produit que 1 000 Wh.
Il manque déjà 20 Wh par jour. Ce déficit paraît faible, mais il s’accumule.
Si, pendant trois jours, la production tombe à seulement 500 Wh par jour :
(1 020 – 500) x 3 = 1 560 Wh de déficit
Votre batterie doit alors fournir cette énergie manquante.
Ajouter une batterie plus grosse permet de tenir plus longtemps, mais ne règle pas le problème de fond. Si vous consommez chaque jour plus que vous ne produisez, la batterie finira toujours par se décharger.
Ce qu'il faut prévoir pour l'installation
Chaque source a son propre système de régulation
Un panneau solaire, une éolienne et un hydrogénérateur ne se raccordent pas simplement sur les mêmes entrées. Chaque source doit utiliser le système de régulation prévu pour elle.
Panneaux solaires -> régulateur solaire adapté
Vérifiez la tension, le courant et la puissance acceptés par le régulateur.
Éolienne -> régulateur prévu pour l’éolienne
Il doit gérer la charge, mais aussi le freinage ou la mise en sécurité selon le modèle.
Hydrogénérateur -> convertisseur ou régulateur prévu
Utilisez l’équipement prévu par le fabricant et vérifiez sa compatibilité avec votre parc batterie.
Vérifiez la compatibilité avec vos batteries
La production doit rester compatible avec votre parc batterie.
Vérifiez notamment :
- la tension du parc ;
- le courant de charge admissible ;
- le profil de charge prévu pour la batterie ;
- les protections électriques ;
- la section des câbles.
Si plusieurs sources peuvent fonctionner en même temps, tenez également compte du solaire, de l’éolienne, de l’hydrogénérateur, mais aussi du chargeur de quai ou de l’alternateur.
Si plusieurs sources chargent en même temps, vérifiez que la batterie, les câbles et les protections sont prévus pour accepter la charge totale.
Un régulateur hybride n’accepte pas automatiquement n’importe quelle installation. Vérifiez les limites prévues pour chaque entrée : tension, courant et puissance maximale.
Avec une batterie lithium, le régulateur doit utiliser un profil de charge compatible avec la batterie. Il faut aussi tenir compte du fonctionnement du BMS, notamment lorsqu’il coupe la charge ou la batterie.
Ne supposez donc pas qu’un équipement est compatible simplement parce que sa fiche mentionne « lithium » ou « hybride ». Vérifiez les caractéristiques exactes du matériel installé.
Enfin, chaque source possède sa propre procédure d’arrêt. Une éolienne, un panneau solaire et un hydrogénérateur ne se mettent pas forcément en sécurité de la même manière. Suivez la notice du fabricant avant toute intervention.
IV) Budget et décision
Quel budget prévoir ?
| Exemple de matériel | Budget TTC arrondi |
|---|---|
| 1 × FuturaSun 110 W rigide – panneau seul | 250 € |
| 2 × FuturaSun 110 W + MPPT 20 A ES520 – projet 12 V | 650 € |
| 2 × Energy Research 115 W flexibles + MPPT 20 A ES520 – projet 12 V | 1 000 € |
Les deux ensembles avec régulateur correspondent à des exemples de chiffrage pour un parc 12 V. La fiche ES520 annonce 260 W de panneaux à 12 V. La tension à vide, le montage des panneaux, les limites de courant et le profil de charge restent à vérifier avant achat.
Non compris : supports, éventuel portique, fixations spécifiques, traversées de pont, protections, câblage complémentaire et pose. Une installation plus puissante exige un régulateur dimensionné en conséquence.
| Référence étudiée | Budget TTC arrondi | Périmètre |
|---|---|---|
| ATMB 350 – version 12 V | 1 100 € | Éolienne + régulateur ; support à ajouter |
| Rutland 1200 – version 12 V | 1 800 € | Éolienne + régulateur ; support à ajouter |
| Kit Rutland 1200 | 2 050 € | Éolienne + régulateur + mât + jambes de force |
| Silentwind PRO SW12 | 2 000 € | Éolienne + régulateur ; mât/câblage à ajouter |
Les prix des références et le contenu commercial proviennent du catalogue Comptoir Nautique.
Attention : même un kit avec mât ne constitue pas une installation posée. Renforts, interfaces de fixation, câbles à longueur et travaux restent à chiffrer. Pour comparer deux prix, vérifiez ce qui est réellement compris : régulateur, support, câblage, protections et pose.
| Pack étudié | Budget TTC arrondi |
|---|---|
| Cruising 300 – PK-610-300 | 3 800 € |
| Cruising 600 – PK-610-600 | 5 450 € |
Budgets des versions courtes citées. Le contenu constructeur comprend notamment générateur, convertisseur, hélice standard et éléments de fixation/relevage ; contrôlez le descriptif de la référence commandée.
À ajouter selon le bateau : adaptation ou renfort du tableau arrière, câblage complémentaire, protections, pose et hélice optionnelle. La longueur de mâtereau ne se choisit pas pour économiser : elle doit permettre une immersion correcte.
Checklist avant d'acheter
- Combien consommez-vous chaque jour ?
Un bilan au mouillage, un autre en navigation, avec les appareils réellement utilisés. - Quand le bateau peut-il produire ?
Heures de lumière, heures sous voile, vitesses sur l’eau et vent apparent habituel. - Où installer le matériel ?
Surface solaire sans ombres excessives, emplacement du rotor, espace et immersion à la poupe. - Qu’avez-vous déjà ?
Tension du parc, batterie, régulateurs, suivi d’énergie et autres sources de charge. - Quelle marge et quel repli ?
Plusieurs jours défavorables, panne d’une source, équipements à maintenir prioritaires.
FAQ production d'énergie à bord
C’est possible si la production utilisable et la réserve couvrent vos besoins dans les conditions rencontrées. L’objectif réaliste est d’abord de réduire ces démarrages, puis de vérifier le bilan sur plusieurs journées. Ni un nombre de watts ni une technologie ne garantissent seuls l’autonomie.
Il peut encore produire, mais moins selon la lumière reçue. Ne confondez pas ciel couvert et absence totale de production. Pour dimensionner, une journée favorable ne suffit pas : saison, ombres et orientation comptent.
Seulement dans une comparaison où durée et conditions restent équivalentes. Ajouter une surface constamment ombragée ne reproduit pas la production d’un panneau bien exposé. Pour un hydrogénérateur, comparez la courbe à la vitesse utile ; pour une éolienne, celle du vent au rotor.
Il mérite d’être étudié si vous naviguez longtemps à une vitesse sur l’eau adaptée. Un grand voyage comprenant surtout de longs mouillages peut justifier d’autres priorités. Le temps de marche et le bilan d’énergie tranchent davantage que l’étiquette « grande croisière ».
Il n’y a pas de réponse universelle indépendante des modules, de l’ombre et du régulateur. En série, les tensions s’additionnent ; en parallèle, les courants s’additionnent. Respectez les limites d’entrée, notamment la tension à vide au froid, et faites valider le schéma.
Le régulateur peut réduire ou interrompre la charge quand les conditions de fin de charge sont atteintes. Comparez production disponible, consommation instantanée et capacité d’acceptation du parc avant d’en déduire une panne ou un mauvais dimensionnement.
Pas automatiquement. Il faut d’abord vérifier tension, état du parc, profil et courant de charge admissibles. Le sujet de ce guide est la production : un remplacement de batterie répond à un autre besoin et ne doit pas être ajouté sans raison au projet.
Vous hésitez entre solaire, éolienne ou hydrogénérateur ? Nos spécialistes peuvent vous aider à dimensionner une installation adaptée à votre navigation et à vos besoins à bord.