Sommaire

I) Comprendre les rôles

  1. Quand le téléphone ne suffit plus
  2. VHF : parler aux secours et aux bateaux autour
  3. inReach : communiquer hors réseau mobile

II) Comprendre les balises

  1. PLB : la balise de la personne
  2. EPIRB : la balise du bateau
  3. AIS MOB : retrouver une personne à la mer

III) Savoir quoi déclencher

  1. Que déclencher selon la situation ?
  2. Qui reçoit réellement mon alerte ?
  3. Ce que dit la réglementation française

IV) Choisir son équipement

  1. Quel équipement selon votre navigation ?
  2. Quel budget prévoir ?
  3. Les erreurs à éviter
  4. Checklist avant d’acheter
  5. FAQ

Quel moyen utiliser pour communiquer, alerter et être localisé en mer ?

VHF, inReach, PLB, EPIRB, AIS MOB… tous peuvent contribuer à votre sécurité, mais ils ne servent pas au même moment.

La VHF permet de parler au CROSS et aux bateaux proches lorsque vous êtes à portée radio. Un communicateur satellite sert à échanger hors réseau mobile. Une PLB ou une EPIRB déclenche une alerte de détresse 406 MHz via Cospas-Sarsat. Une balise AIS MOB aide surtout le bateau et les navires voisins à retrouver rapidement une personne tombée à l’eau.

La bonne question n’est donc pas « quel est le meilleur appareil ? », mais quel moyen utiliser pour communiquer, donner l’alerte et être localisé selon votre navigation.

Ce guide vous aide à distinguer ces rôles et à choisir des équipements qui se complètent réellement.

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VHF, satellite, PLB ou EPIRB : comment appeler les secours en mer ?

VHF, inReach, PLB, EPIRB, AIS MOB… tous peuvent contribuer à votre sécurité, mais ils ne servent pas au même moment.

La VHF permet de parler au CROSS et aux bateaux proches lorsque vous êtes à portée radio. Un communicateur satellite sert à échanger hors réseau mobile. Une PLB ou une EPIRB déclenche une alerte de détresse 406 MHz via Cospas-Sarsat. Une balise AIS MOB aide surtout le bateau et les navires voisins à retrouver rapidement une personne tombée à l’eau.

La bonne question n’est donc pas « quel est le meilleur appareil ? », mais quel moyen utiliser pour communiquer, donner l’alerte et être localisé selon votre navigation.

Ce guide vous aide à distinguer ces rôles et à choisir des équipements qui se complètent réellement.


Comprendre les rôles

Quand le téléphone ne suffit plus

Un smartphone est utile. Il ne doit pas être votre seul moyen d’alerte.

Près des côtes, le téléphone reste pratique tant que le réseau est disponible. En France, le 196 permet notamment de joindre le CROSS depuis le littoral ou via le réseau téléphonique.

En mer, la VHF canal 16 reste le moyen à privilégier pour une urgence : elle ne dépend pas du réseau mobile, l’appel peut être entendu par les navires présents à portée et vous pouvez échanger directement avec le CROSS et les moyens de secours.

Pour choisir le bon équipement, séparez trois besoins :

  • COMMUNIQUER : parler ou écrire ;
  • DONNER L’ALERTE : signaler une détresse ;
  • ÊTRE LOCALISÉ : transmettre une position exploitable aux secours ou à votre équipage.
Besoin Équipement À quoi il sert
COMMUNIQUER VHF
Communicateur satellite type inReach
Parler avec le CROSS, les bateaux proches ou envoyer des messages hors réseau mobile.
DONNER L'ALERTE VHF avec ASN
PLB / EPIRB
SOS satellite
Signaler une urgence et transmettre une alerte aux secours selon le système utilisé.
ÊTRE LOCALISÉ PLB / EPIRB
AIS MOB
Transmettre votre position aux secours ou aider un bateau proche à retrouver une personne à la mer.

VHF : parler immédiatement aux secours et aux bateaux autour

La VHF a un avantage simple : un appel peut être entendu par plusieurs acteurs présents autour de vous.

Sur le canal 16, vous pouvez joindre le CROSS, les secours et les navires à portée. Elle sert aussi pendant l’intervention : lorsque la SNSM, un hélicoptère ou un bateau voisin arrive, les échanges peuvent continuer directement.

La portée dépend beaucoup de la hauteur d’antenne et de la visibilité radio. Une VHF fixe avec une antenne installée en hauteur garde donc un avantage important sur une portable.

En France :

  • une licence radiomaritime est exigée pour utiliser une VHF fixe ou portable à bord ;
  • le MMSI est attribué par l’ANFR lorsque l’équipement le justifie ;
  • dans les eaux françaises, l’utilisation d’une VHF ASN exige au minimum le permis plaisance ou le CRR ;
  • à l’étranger, le CRR/SRC devient la référence à prévoir.

Le MMSI est lié au navire : ne recopiez jamais le MMSI d’un ancien bateau sur un nouvel équipement sans démarche administrative adaptée.

inReach : continuer à communiquer quand les réseaux terrestres disparaissent

La communication satellite répond à un besoin différent : continuer à échanger quand le mobile n’est plus disponible et que la VHF ne permet pas de joindre le bon interlocuteur.

Les appareils Garmin inReach utilisent le réseau Iridium. Avec un abonnement actif, ils peuvent, selon le modèle, envoyer et recevoir des messages, partager une position, recevoir de la météo et déclencher un SOS interactif.

Le SOS n’arrive pas directement au CROSS français : il est reçu par Garmin Response, qui échange avec vous puis contacte les autorités et services de secours compétents.

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Comprendre les balises

PLB : la balise qui doit rester avec la personne

Une PLB – Personal Locator Beacon est une balise personnelle de détresse. Elle doit rester avec la personne, pas simplement à bord du bateau.

Une PLB 406 MHz transmet une alerte via Cospas-Sarsat. Son enregistrement doit être à jour pour que les autorités puissent relier l’identifiant de la balise à son propriétaire et à ses contacts.

Sur des modèles récents comme l’Ocean Signal PLB3, plusieurs fonctions peuvent être réunies :

  • 406 MHz pour l’alerte satellite ;
  • GNSS pour la position ;
  • 121,5 MHz pour le radioguidage des secours ;
  • AIS pour une alerte locale vers les navires compatibles ;
  • service de lien retour Galileo pour confirmer la réception et le routage de l’alerte.

Le lien retour n’est pas une messagerie. Il confirme que l’alerte a été reçue par le système. Il ne signifie pas qu’un moyen de secours est déjà sur place ou même déjà engagé.

Une PLB moderne avec AIS comme la PLB3 peut brouiller les catégories parce qu’elle combine global + local.

Mais son cœur reste celui d’une balise 406 MHz personnelle. Une simple balise AIS MOB, elle, ne dispose pas de la chaîne satellite Cospas-Sarsat.

balise-plb

EPIRB : la balise de détresse du bateau

L’EPIRB – Emergency Position Indicating Radio Beacon est la balise de détresse associée au navire.

Elle sert à transmettre une alerte 406 MHz via Cospas-Sarsat lors d’une détresse grave : naufrage, incendie, abandon du navire…

Des EPIRB récentes comme l’Ocean Signal EPIRB3 réunissent plusieurs moyens de localisation :

  • 406 MHz + GNSS pour l’alerte ;
  • 121,5 MHz pour le radioguidage ;
  • AIS local pour aider les unités proches à retrouver la balise ;
  • feux stroboscopiques ;
  • service de lien retour Galileo sur les versions compatibles.

AIS MOB : retrouver rapidement une personne à la mer

L’AIS MOB répond à un scénario précis : une personne tombe à l’eau et le bateau doit pouvoir revenir rapidement vers elle.

Une balise comme l’Ocean Signal MOB2 peut se déclencher manuellement ou automatiquement lorsqu’elle est correctement intégrée à un gilet compatible. Elle transmet sa position sur AIS et peut aussi émettre une alerte DSC selon la réglementation et la configuration.

Sur un traceur compatible, la personne apparaît comme une cible MOB. Le bateau qui vient de la perdre, ainsi que les navires AIS proches compatibles, disposent alors d’une position actualisée pour revenir vers elle.

Ce n’est pas la chaîne Cospas-Sarsat. L’AIS MOB fonctionne localement à portée VHF. Une PLB ou une EPIRB 406 MHz vise la chaîne internationale de recherche et sauvetage.

Le MOB2 actuel de classe M associe AIS + DSC et annonce un premier signal d’alerte très rapidement après activation. Il est conçu pour être monté dans un gilet gonflable compatible.

Vérifiez toujours la compatibilité entre votre balise, le gilet et les équipements AIS/DSC du bateau.

balise-mob-ais
Équipement Alerte principale Localisation / retour
PLB 406 MHz via Cospas-Sarsat GNSS + 121,5 MHz, et AIS sur certains modèles
EPIRB 406 MHz via Cospas-Sarsat GNSS + 121,5 MHz, AIS sur certains modèles récents
AIS MOB Alerte locale AIS / DSC selon le modèle Position transmise aux bateaux compatibles à proximité

Savoir quoi déclencher

Que déclencher selon la situation ?

Ici, la question n’est plus « que faut-il avoir à bord ? », mais quel moyen utiliser en premier quand un problème survient.

Qui reçoit réellement mon alerte ?

MoyenPortée / réseauDialogue ?
VHFLocale / ligne de vue radioOui
inReachSatellite IridiumOui
PLB / EPIRB 406 MHzChaîne Cospas-SarsatNon, pas de messagerie classique
AIS MOBLocale, portée VHFNon, position / alerte

Ce que dit la réglementation française

Synoptique-Division240

La Division 240 fixe le matériel minimal selon l’éloignement d’un abri.

De 6 à moins de 60 milles : une installation VHF fixe conforme est obligatoire.

À partir de 60 milles : s’ajoutent notamment :

  • une radiobalise de localisation des sinistres conforme ;
  • une VHF portative et étanche ;
  • les autres équipements hauturiers prévus par la Division 240.

La réglementation recommande aussi un moyen de communication par satellite permettant de contacter un centre médical maritime ou un centre de coordination de sauvetage.

La radiobalise et le moyen satellite ont donc des rôles différents : l’une sert à la détresse, l’autre permet de communiquer.


Choisir son équipement

Quel équipement selon votre navigation ?

Quel budget prévoir ?

Ordres de grandeur basés sur les prix TTC affichés sur Comptoir Nautique au 6 octobre 2026. Le coût final peut varier avec les promotions, les accessoires et l’installation.

Les erreurs à éviter

Le réseau mobile peut disparaître, saturer ou ne pas couvrir votre zone. Gardez-le comme complément, mais prévoyez un moyen de communication marine autonome.

Pas dans tous les cas. La fixe bénéficie d’une antenne plus haute et est obligatoire en France à partir de 6 milles d’un abri pour les navires concernés par la Division 240.

Pas forcément. Une PLB 406 classique vise la chaîne SAR globale. Pour une récupération immédiate par le bateau, l’AIS MOB est conçu précisément pour l’alerte locale. Les PLB hybrides récentes avec AIS combinent ces deux logiques.

Faux pour une simple balise AIS MOB. Elle alerte localement sur AIS/DSC. Pour la chaîne Cospas-Sarsat, il faut une balise 406 MHz telle qu’une PLB ou EPIRB compatible.

Non. En France, la Division 240 impose une radiobalise de détresse à partir de 60 milles d’un abri et recommande en supplément un moyen de communication satellite.

Non. Enregistrement, licence radio le cas échéant, MMSI, programmation, batterie, date limite, tests et fixation sur le gilet doivent être suivis dans le temps.

La checklist avant d'acheter

  1. Où naviguez-vous ?
    Côtier, 6-60 NM, hauturier ?
  2. Qui doit pouvoir vous entendre immédiatement ?
    CROSS / bateaux proches / famille / centre satellite ?
  3. Voulez-vous uniquement alerter ou aussi dialoguer ?
    Balise 406 vs satellite bidirectionnel.
  4. La personne peut-elle être séparée du bateau ?
    PLB/AIS MOB portés sur le gilet.
  5. Votre VHF ASN a-t-elle MMSI + position automatique ?
    Sans cela, vous perdez une part essentielle du DSC.
  6. Vos balises sont-elles enregistrées, testées et à jour ?
    Vérifiez batteries, auto-tests et informations d’enregistrement.

FAQ - VHF, satellite, PLB, EPIRB et AIS MOB

En mer, le ministère recommande de privilégier la VHF canal 16. Le 196 est très utile depuis le littoral ou lorsque le réseau téléphonique est disponible. La VHF diffuse l’appel aux navires proches et permet une coordination directe avec le CROSS.

Elle transmet une alerte numérique sur le canal DSC prévu, reçue par les stations compatibles à portée. Pour qu’elle soit pleinement utile, le MMSI et la position doivent être correctement intégrés. Après l’alerte, la procédure vocale sur VHF reste essentielle.

Ils ne couvrent pas le même besoin. Un inReach sert à dialoguer, partager une position et recevoir certains services avec abonnement. Une PLB 406 MHz sert à déclencher une alerte de détresse via Cospas-Sarsat. Selon la navigation, les deux peuvent être complémentaires.

La PLB est pensée pour la personne et doit rester avec elle. L’EPIRB est associée au bateau et au plan d’abandon du navire. À partir de 60 NM d’un abri, la réglementation française impose une radiobalise de détresse conforme ; ne remplacez pas cette exigence par une PLB personnelle sans vérifier la conformité réglementaire applicable.

L’AIS MOB sert surtout à aider votre bateau et les navires proches à revenir rapidement sur vous. Une PLB 406 MHz déclenche une alerte via Cospas-Sarsat. Les PLB hybrides récentes avec AIS réunissent les deux fonctions.

Elle peut se libérer automatiquement si le bateau coule avant que l’équipage ait pris la balise. Le choix dépend toutefois du bateau, de l’emplacement et du plan d’abandon. Une EPIRB manuelle correctement installée et accessible reste adaptée à de nombreuses configurations.

Vous hésitez entre VHF, satellite, PLB ou EPIRB ? Nos spécialistes peuvent vous aider à choisir l’équipement adapté à votre navigation.